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Les paysages sensibles de Clara Chichin et les pérégrinations de Delphine Gatinois

La galerie de la Filature propose du 11 mars au 30 avril 2026 une double exposition. Celle de Clara Chichin associée à Sabatina Leccia sous le titre « Paysages en relation » et celle de Delphine Gatinois  pour « une pérégrination à cheval et à la recherche de l’eau de la vallée de Saint-Amarin à Remiremont ». (*)

Par Dominique BANNWARTH

L’exposition à La Filature présente trois séries personnelles de Clara Chichin : Le dos des arbres, Ses disparitions successives  et ll est alors possible de risquer le rêve, en regard du projet Le Bruissement entre les murs, que Clara Chichin a mené en collaboration avec la dessinatrice et brodeuse Sabatina Leccia entre 2022 et 2024.

Ce qui motive le travail photographique de Clara Chichin réside dans sa perception du paysage dans ce qu’il peut avoir d’imperceptible.

« Le Bruissement entre les murs, » Clara Chichin avec la dessinatrice et brodeuse Sabatina Leccia.

Dès lors, la transcription par l’image de ces espaces naturels, se traduit en sensations visuelles, en vibration des matières, de nuances de noir, de gris, de couleurs.

Ces photos convoquent l’imaginaire du regardant, proposant une interprétation subjective de ces morceaux de réel qui se dissipent dans une forme devenue poétique.

Photo Clara Chichin

« Je conçois mes corpus comme un poème composé de leitmotivs, de rythmes et de silences », suggère-t-elle (1), « Les images s’impressionnent et s’évanouissent sur la rétine, raconte-t-elle. Comme des échos, des persistances rétiniennes, des restes mémoriels, les images sont en train de disparaître, elles ne sont plus tout à fait des représentations du réel. »

Photo Clara Chichin

Photo Clara Chichin

Photo Clara Chichin

Photo Clara Chichin

(*) dans le magazine Fisheye

 

Les images de Delphine Gatinois exposées à la Filature font partie de la série Boire et marcher . travail est le résultat de ses pérégrinations en Alsace, réalisées à l’invitation de La Filature. Durant ces marches, elle a rencontré des paysages de prairies inondables, de forêts et d’affleurements rocheux. Elle a aussi traversé des zones dites cosmologiques, marquées par la présence de forces souterraines.

Série Boire et marcher. Photo Delphine Gatinois

Elle documente la confrontation de ces espaces naturels avec la « modernité » de notre société d’aujourd’hui et ses effets. L’eau y joue son rôle de « transformation lente, visible et invisible à la fois ».

 

Photo Delphine Gatinois

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Photo Delphine Gatinois