La Fondation Fernet-Branca de Saint-Louis présente jusqu’au 20 septembre Tempesta, une réflexion sur la sculpture contemporaine en tant que pratique complexe et puissante, qui réunit les oeuvres de sept artistes : Julius von Bismarck, Josh Kline, Jos Näpflin, Vittorio Santoro, Tenant of Culture, Andreas Waldmeier et Annie Wan Lai-kuen.
Tempesta : l’art comme boussole du présent
L’exposition Tempesta (*) est une réflexion sur la sculpture contemporaine en tant que pratique complexe et puissante, qui joue un rôle particulier dans le contexte artistique actuel. Elle se révèle être un médium aux liens extrêmement variés entre la forme, l’image, le son, l’espace et le corps, permettant une expérience à la fois spontanément sensorielle et intellectuellement stimulante. L’art devient ainsi un véritable lieu d’expérience.

Jos Näpflin, TOT(EM), seit 2007 (Detail), Courtesy the artist
Tempesta rassemble des oeuvres d’artistes contemporains majeurs tels que Julius von Bismarck, Josh Kline, Jos Näpflin, Vittorio Santoro, Tenant of Culture, Andreas Waldmeier et Annie Wan Lai-kuen. Ni purement contemplatives ni directement narratives, ces oeuvres, d’une grande précision formelle, sont des installations engagées qui laissent la place à une confrontation active avec le présent ; elles s’inscrivent avec assurance et avant-gardisme dans un contexte marqué par de multiples crises sociales, des menaces existentielles et des défis globaux.
Toutes les oeuvres de Tempesta ont en commun d’être perméables au monde et de développer des langages artistiques forts et individuels. Cela leur confère la rare capacité à s’ancrer dans un lieu situé à égale distance entre l’individu et la communauté. Tempesta réunit en outre des positions artistiques issues de différents contextes culturels et tisse ainsi un vaste réseau de récits.
Dans son ensemble, l’exposition forme une constellation d’expériences personnelles, de périodes historiques et de géographies. Tempesta est donc aussi un projet qui rend visibles les liens, les échos et les fractures d’une réalité mondiale.
Le parcours de l’exposition s’articule autour de l’image globale d’un rite de passage auquel les visiteurs sont invités à participer dès leur entrée dans les salles. En suivant successivement le parcours des scénarios s’ouvrent d’une salle à l’autre, certains artistes occupant une seule salle, d’autres plusieurs. Chaque salle est conçue comme un espace distinct doté de sa propre logique. Elles ne sont reliées qu’indirectement, par le caractère quasi rituel inscrit dans toutes les oeuvres.
(*) Source : communiqué de presse de la Fondation Fernet-Branca.
