« J’aime les musées et j’aime réfléchir à ce qu’ils sont. Et j’aime les lieux chargés d’une belle histoire, comme celui-ci. D’autant que je suis moi-même originaire d’ici. », explique Peter Zumthor, l’architecte bâlois d’origine qui a créé les nouveaux bâtiments de la Fondation Beyeler à Riehen.

Une architecture nouvelle pour le musée suisse qui vient s’ajouter à celle conçue par Renzo Piano.
Là où le bâtiment historique de Piano se déroule dans l’horizontalité, le bâtiment principal de Zumthor se déploie dans la verticalité.

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Trois nouveaux bâtiments qui s’insèrent dans un magnifique parc aux arbres remarquables, hanté par Maman, l’araignée géante imaginée par Louise Bourgeois.
Wyss Museum

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Baptisé « Wyss Museum », du nom du président de la Fondation Beyeler mais aussi du principal contributeur financier au projet qui a coûté près de 120 millions de Francs suisses (soir près de 130 millions d’euros), ce nouvel espace offre plus de 1500 m² de surface d’exposition sur trois niveaux et dispose’ d’une terrasse qui surplombe l’ensemble du périmètre de la Fondation.
Le nouveau bâtiment du musée a pour matériau du calcaire du Jura dʼextraction régionale, en provenance du Laufonnais. Il apparaît sous différentes formes, par blocs de pierre naturelle pour les bancs et les escaliers, comme composant de la façade en béton damé, dans le sol en terrazzo, ou sous forme dʼenduit minéral plus ou moins rugueux, au plafond et sur les murs dʼexposition. Lʼutilisation du calcaire du Jura confère à la façade en béton damé une teinte blonde chaleureuse.
C’était une belle contrainte de devoir construire le bâtiment du musée entre les arbres existants. C’est ce qui a donné naissance à ce plan en Y, asymétrique et irrégulier. J’aime beaucoup le fait que le bâtiment esquive les arbres ou se glisse entre eux. L’implantation du bâtiment et le paysage ne font qu’un. L’idée est que, dans le musée, on monte en suivant les vues qui s’ouvrent devant soi et que le paysage fasse toujours partie de l’expérience. C’est différent de ce qui se passe quand on entre dans une boîte sans fenêtre en se disant : Maintenant, je suis au musée, je vais regarder de l’art. Ici, l’art n’est pas en concurrence avec le paysage. Il dialogue avec lui
Peter ZUMTHOR

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Erlen Torhaus
Juste à côté se dresse le Erlen Torhaus. Cet édifice fait office de portail entre lʼespace urbain et la réserve naturelle Lange Erlen. Son rez-de-chaussée sert à lʼaccueil des livraisons dʼoeuvres dʼart, qui sont ensuite préparées pour les expositions au sous-sol. Ses étages supérieurs abritent des espaces de travail. Sa façade a été réalisée en ossature de bois et rappelle lʼatelier de Peter Zumthor à Haldenstein. Son chêne lasuré sʼintègre naturellement dans son environnement.
Ammann Pavillon

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Situé entre les bâtiments muséaux et les édifices historiques, le Ammann Pavillon fait figure de pivot du nouvel ensemble. De plain-pied, construit en verre et en chêne, il offre, grâce à ses baies vitrées en pleine hauteur, un vaste panorama du parc et des bâtiments historiques et modernes. Les bois de merisier et de poirier dominent son espace intérieur., tandis que des baies vitrées toute hauteur offrent un vaste panorama du parc et des bâtiments historiques et modernes.
Le Pavillon invite les visiteurs·ses et les promeneurs·ses à un moment de détente ou à des rencontres enrichissantes. En accès libre tout au long de la journée, il constitue un lieu ouvert et convivial. Le soir, il accueille des manifestations culturelles pouvant réunir jusquʼà 250 personnes. Lʼespace bénéficie de conditions acoustiques optimales et peut être utilisé indépendamment des activités du musée pour des concerts, des performances, des entretiens, des projections de films et autres événements.

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L’Orangerie
L’ancienne orangerie s’inscrit aussi dans cette nouvelle configuration des lieux. Le bâtiment classé de lʼOrangerie a été reconfiguré par lʼarchitecte et designer dʼintérieur India Mahdavi et réunit sous un même toit une petite serre et une boutique pour les amateurs·rices de plantes
Le Salon
Autre nouveauté qui s’insère dans l’ancien bâti, le Salon offre désormais un espace dédié à la musique et à lʼécoute collective. Le coeur battant du lieu est une collection de disques dont les enregistrements ou les pochettes ont été réalisés par des artistes plasticien·ne·s, comprenant plus de 2000 vinyles allant du baroque et du jazz à la musique électronique.
